Tout lambrisser, c’est risquer l’effet boîte, mais aussi stabiliser l’atmosphère d’une pièce. Certaines réglementations locales tolèrent le lambris sur tous les murs, alors que d’autres limitent son usage dans les logements neufs pour des raisons d’isolation ou de sécurité incendie.
Ce choix implique une réflexion sur l’humidité, les supports existants et l’entretien. La préparation du chantier, le choix des matériaux et la pose influencent directement le résultat final, autant sur le plan esthétique que pratique. Les erreurs d’installation entraînent souvent des déformations ou des moisissures, rendant la préparation essentielle.
Pourquoi lambrisser tous les murs transforme l’ambiance d’une pièce
Les murs nus n’ont plus la cote. Le lambris redéfinit l’espace, lui apporte une chaleur immédiate, adoucit la lumière et modifie la perception des volumes. Dans un salon, le mur lambris bois rappelle les atmosphères feutrées des chalets, tandis qu’un lambris PVC joue la carte du contemporain sans craindre les éclaboussures dans une salle de bain ou une cuisine.
Le lambris mural a plus d’un tour dans son sac : il efface les défauts du support, harmonise les perspectives et installe une ambiance reposante. Les variantes, du lambris bois massif au lambris MDF, ouvrent le champ des possibles côté textures, couleurs et finitions. Qu’il soit vernis, huilé ou blanchi, le lambris bois capte la lumière et donne du relief. La version PVC multiplie les options : imitation bois, marbre, ardoise… à chaque pièce son style.
Cette solution ne se limite pas à l’esthétique. Elle améliore aussi l’isolation thermique et acoustique. Un revêtement mural lambris agit comme une seconde peau, idéale dans une chambre ou tout coin dédié au calme. Le toucher naturel, les irrégularités du bois ou les jeux de surface du PVC attirent l’œil sans alourdir l’espace.
Voici quelques atouts marquants de ce choix :
- Esthétique chaleureuse : chaque essence et chaque finition raconte une histoire différente.
- Adaptabilité : le lambris bois habille parfaitement les pièces de réception, le lambris PVC s’impose dans les zones exposées à l’humidité.
- Alternative affirmée aux autres revêtements : le lambris se distingue nettement du carrelage, de la peinture ou du papier peint.
Lambrisser l’ensemble d’une pièce, c’est afficher un choix affirmé. Ce geste donne du caractère au lieu et va bien au-delà d’un simple effet décoratif.
Avantages et limites : ce qu’il faut savoir avant de se lancer
Recouvrir tous les murs d’un espace avec du lambris crée une atmosphère enveloppante, presque immersive. Le lambris bois séduit par sa chaleur visuelle et son aptitude à améliorer le confort thermique et acoustique. Chêne, pin, sapin ou épicéa, chaque bois impose ses nuances et ses propriétés. Les finitions, qu’elles soient vernies, huilées, lasurées ou laissées brutes, affinent l’ambiance selon les envies.
Dans les pièces soumises à l’humidité, le lambris PVC tire son épingle du jeu : entretien rapide, tarif attractif, installation facile même sur des supports irréguliers. Les décors imitation bois, marbre ou ardoise s’adaptent à tous les styles et résistent sans faillir aux projections d’eau ou à la saleté.
Quelques points de vigilance méritent d’être soulignés. Le lambris bois demande un soin régulier et reste vulnérable à l’humidité excessive. Sans aération efficace, les risques de déformation ou de taches augmentent, particulièrement dans une salle de bain. Le lambris PVC n’a rien à craindre de l’eau, mais il tolère mal la chaleur et peut, en cas d’incendie, émettre des fumées nocives. Son toucher reste, malgré tous les progrès, moins authentique que celui du bois naturel.
Pour mieux cerner ce qui distingue chaque solution, voici quelques critères à prendre en compte :
- Isolation : une pose sur tasseaux, associée à un isolant adapté, optimise le confort thermique et sonore.
- Coût : le bois massif demande un budget supérieur, mais apporte une authenticité sans égal.
- Durabilité : le PVC brille par sa résistance, le bois par son caractère.
Comment réussir la pose de lambris sur l’ensemble des murs, étape par étape
Avant de passer à l’action, inspectez les murs : un mur lambris réclame une surface plane, sèche et propre. Si le support présente des défauts, la pose sur tasseaux s’impose. Fixez ces tasseaux bois à intervalles réguliers, à l’horizontale ou à la verticale selon le rendu recherché. Entre les tasseaux, installez un isolant, laine de verre, de roche ou polystyrène, pour renforcer l’isolation.
Munissez-vous d’un niveau à bulle et d’un mètre ruban. L’alignement des premiers tasseaux est décisif pour tout le chantier. Découpez les lames de lambris à la bonne dimension, puis assemblez-les grâce au système rainure et languette. Clouez, agrafez ou collez chaque lame sur l’ossature, en laissant toujours un léger jeu en périphérie pour la dilatation.
Pour le lambris PVC, une pose collée ou clipsée permet d’aller vite, surtout dans les pièces humides. Les lames couvrent rapidement le support, masquant les petites imperfections. Les finitions comptent : posez plinthes, moulures ou profilés pour une jonction soignée avec le sol et le plafond. Travaillez progressivement, vérifiez l’alignement à chaque étape.
Le résultat dépend avant tout de la précision et du soin apportés à chaque étape, du choix des matériaux à l’exactitude de la pose. Le lambris mural trouve alors sa place dans toutes les pièces, du salon à la salle de bain, pour un effet cocon réussi.
Conseils pratiques pour un résultat durable et harmonieux
Pour un intérieur lambrissé qui garde tout son attrait, misez sur des matériaux résistants et des finitions irréprochables. Le type de lambris choisi détermine la facilité d’entretien et la tenue dans le temps : préférez un lambris bois massif ou composite dans les espaces de vie, tandis que le lambris PVC s’impose dans les pièces soumises à l’humidité.
Pensez aux lames longues pour agrandir la pièce d’un simple regard, et variez le sens de pose pour dynamiser les volumes. Dans les pièces humides, vérifiez que les lames PVC supportent bien les écarts de température. Pour le lambris bois, traitez systématiquement avec une huile, une lasure ou un vernis spécifique afin d’augmenter la résistance aux projections d’eau et aux salissures.
Voici quelques conseils concrets pour préserver la beauté de votre lambris :
- Soignez chaque détail des finitions : plinthes, moulures, profilés pour des raccords impeccables.
- Maintenez une aération suffisante, notamment avec le bois, pour éviter toute déformation.
- Nettoyez le lambris PVC à l’aide d’une éponge douce et de savon, et dépoussiérez régulièrement le bois avant d’appliquer des soins adaptés à sa finition.
La cohérence des couleurs et des matières donne toute sa force à l’ensemble. Adaptez la palette au jeu de lumière naturelle. Pour les hésitants ou les projets complexes, l’expertise d’une entreprise de rénovation énergétique peut faire la différence : certaines assurent la pose du lambris tout en conseillant sur les aspects techniques et décoratifs.
L’espace lambrissé, une fois achevé, ne ressemble à aucun autre. Derrière chaque lame posée, il y a l’empreinte de vos choix et la promesse d’un décor qui s’inscrit dans la durée.


